Les travailleurs en grève de la Société canadienne de l’ouïe diffusent une nouvelle publicité à la radio

Les travailleurs en grève de la Société canadienne de l’ouïe (SCO) diffusent une nouvelle publicité à la radio, à Toronto. Dans l’annonce, on demande à l’employeur de retourner à la table de négociation pour mettre fin à la grève.

Écouter l’annonce radio (en anglais seulement) :

​ L’annonce est également disponible en vlog ASL (LSQ à venir):

« Nous sommes préoccupés par le fait que l’employeur n’a pas accepté une seule séance de négociation en personne depuis le début de la grève, le 6 mars », a déclaré Stacey Connor, présidente de la section locale 2073. « Envoyer par l’intermédiaire d’un médiateur l’ultimatum selon lequel ça se passe à notre façon, un point c’est tout, ce n’est pas la bonne façon de résoudre cette grève. Nous devons faire le travail approprié, qui consiste à s’asseoir pour dialoguer sur nos différends. »

« Pour négocier, les parties doivent se parler », a déclaré Barbara Wilker-Frey, conseillère syndicale du SCFP. Nous entendons dans les médias des porte-parole de la SCO dire : « Nous sommes engagés dans le processus ». Qu’est-ce que cela signifie, précisément? Nous avons proposé sept jours consécutifs pour négocier et nous n’avons obtenu aucun accord concernant une seule date. Parler avec le médiateur, ce n’est pas négocier. »

« Nous sommes préoccupés, en tant qu’employés, car il nous semble que la SCO fait fausse route », a dit Connor. « On les voit diriger l’organisme vers une orientation qui ne consiste pas à servir la communauté des personnes sourdes, sourdes oralistes, devenues sourdes et malentendantes. Nous les voyons ignorer nos invitations à négocier et laisser la grève durer. Cela nuit à la communauté. Ils doivent faire preuve de respect envers la communauté et leurs employés. Comme nous le disons dans notre annonce radio : Nous espérons qu’ils écoutent. »

Les grévistes sont sans contrat de travail depuis 2013. 90 % d’entre eux sont des femmes, et beaucoup d’entre elles sont sourdes. Nous n’avons eu aucune augmentation de salaire depuis quatre ans. La section locale 2073 du SCFP représente 227 conseillères et conseillers, enseignantes et enseignants en alphabétisation, audiologistes,  orthophonistes, spécialistes en formation d’interprètes, employé(e)s de soutien, coordinateurs(trices) de programmes, adjoint(e)s aux programmes, spécialistes des technologies de l’information et autres employés des 24 bureaux de la SCO de l’Ontario.

Vérification des faits: Pourquoi les travailleurs de la Société Canadienne de l’Ouïe sont en grève?

Depuis le 6 mars, les travailleurs de la Société Canadienne de l’Ouïe sont en grève. Ils sont représentés par la section locale 2073 du SCFP et travaillent dans 24 bureaux à travers l’Ontario. Ces travailleurs fournissent des services essentiels à la communauté des sourds, devenus sourds, sourds oraux et malentendants. Quatre-vingt-dix pour cent (90 %) des grévistes sont des femmes, et 40 % sont des membres proviennent de la communauté sourde et malentendante.

La Société Canadienne de l’Ouïe ne dit pas la vérité à propos de la grève. Nous pensons qu’il est important pour notre communauté de connaître toute l’histoire
.

 

1.  Pourquoi les travailleurs de la SCO sont en grève?

La décision de grève pour une entente équitable a été l’une des décisions les plus difficiles que nous ayons jamais eues à faire. Les travailleurs de la SCO ont consacré leur vie professionnelle à la défense des services de qualité pour les personnes sourdes, devenues sourdes, sourdes oralistes et malentendantes. Nous ne voulons rien de plus que de se remettre au travail en fournissant les services que nous soucions profondément.

Nous avons passé quatre ans sans contrat. Cela fait quatre ans sans augmentation salariale, sans amélioration des conditions de travail, sans amélioration des avantages sociaux. Quatre ans à regarder nos conditions de travail décliner et les services offerts à cette communauté se détériorent. Quatre années de manque de respect envers nous et pour les clients qui dépendent de nous. Quatre ans à regarder plusieurs travailleurs et gestionnaires de la communauté sourde à être remplacés par des travailleurs de la communauté entendant avec sans connaissance de la culture et les besoins de cette communauté.

2.  Le syndicat veut négocier

Nous avons négocié à travers le week-end et dépassé le délai de grève légale. La veille de la grève, le SCFP a présenté à la SCO une nouvelle proposition de règlement. Nous avons indiqué par le biais de médiateurs nommés par la province que nous sommes toujours prêts à poursuivre les négociations, même si nous sommes en grève.

Nous n’avons toujours pas reçu de réponse à notre proposition. La SCO ne veut pas négocier à moins de pouvoir dicter les conditions. Les négociateurs du SCFP sont prêts à retourner à la table de négociation à tout moment de négocier pour un règlement juste et de mettre fin à la grève. Nous avons contacté la SCO et le ministère du Travail une demi-douzaine de fois depuis la grève a commencé et nous avons demandé une date pour reprendre les négociations. La SCO n’a pas proposé aucune date.

3.  Les modifications proposées à notre plan de congés de maladie nous rendent vulnérables

La SCO propose une éviscération dramatique de notre plan de congés de maladie. Parmi d’autres changements proposés, ils veulent sous-traiter notre régime de congés de maladie à un tiers qui déterminerait si nous devrions qualité pour les prestations de maladie. Ils nous ont fourni peu de détails sur ce projet de régime de maladie.

Nous fournissons des services qui éliminent des obstacles pour les personnes sourdes, devenues sourdes, sourdes oralistes et malentendantes. Comment pouvons-nous accepter une situation où les travailleurs sont punis pour avoir été malades ou blessé, et se retrouvent dans des situations où il sera difficile de se permettre de payer le loyer, des factures d’électricité ou les frais de garde d’enfant?

4.  Le coût de la vie augmente, les salaires gelés pendant 4 ans

Nos salaires ont été gelés pendant 4 ans, alors que le coût de la vie a augmenté. La SCO a offert un mélange de zéros, de petits montants forfaitaires, et une petite augmentation qui ne tient pas à distance le rythme de l’inflation.

La SCO prétend qu’ils ont été généreux en fournissant une augmentation à 50 % du personnel par des augmentations de la grille salariale depuis 2013. Mais l’augmentation d’échelon dans la grille des salaires n’est pas des augmentations salariales du tout. Lorsque vous commencez un emploi à la SCO, vous commencez à un salaire qui est bien inférieur au taux de salaire normal du personnel dans le même emploi. Après les premières années, le nouveau travailleur peut rattraper le taux de salaire des autres travailleurs qui effectuent le même travail en obtenant des augmentations annuelles selon l’échelon. La SCO cherche à dire que ces hausses sont des augmentations de salaire, mais ce n’est pas le cas. Ce n’est qu’une augmentation pour les nouveaux travailleurs parce qu’ils sont embauchés à un taux inférieur pour commencer. Comme environ 50 p. 100 de notre personnel de première ligne dévoué sont à la SCO depuis plus d’une décennie, ils sont au sommet de la grille et, par conséquent, leurs salaires ont été gelés.

Que pouvez-vous faire pour nous aider à négocier une entente équitable?

Envoyez un courriel à Julia Dumanian, jdumanian@chs.ca et le président du conseil d’administration de la SCO, Timothy Andrade, boardchair@chs.ca  ou communiquez avec la SCO [Sans-Frais: 1-877-347-3427.  ATS : 1-877-216-7310 et dites-leur que vous soutenez les travailleurs la SCO et exhortons-les à retourner à la table des négociations pour négocier une entente équitable qui respecte les travailleurs et les services que nous fournissons.

Pour suivre les développements:

Les grévistes de la Société canadienne de l’ouïe se demandent : « Pourquoi notre employeur ne vient-il pas à la table de négociation ? »

Depuis exactement deux semaines sur la ligne de piquetage, 227 employés de la Société canadienne de l’ouïe (SCO) se demandent : « Pourquoi notre employeur ne vient-il pas à la table pour négocier un règlement? » Les deux parties ne se sont pas réunies depuis le début de la grève, le 6 mars.

Le jeudi 16 mars, Stacey Connor, présidente de la section locale 2073 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et Barbara Wilker-Frey, conseillère syndicale du SCFP, ont envoyé à l’employeur une lettre (voir ci-dessous), proposant sept dates de négociation consécutives. Le syndicat n’a reçu aucune réponse concernant les dates proposées.

« Tout le monde sait que cette grève se terminera par un règlement négocié », a dit Stacey Connor. « Elle ne se résoudra pas par des prises de bec par l’intermédiaire des médias. Elle ne se résoudra absolument pas si l’employeur consacre son énergie à embaucher des remplaçants médiocres. Cette grève se résoudra grâce à un travail persévérant de discussion et de négociation. Alors, pourquoi ne reviennent-ils pas à la table de négociation? », demande Connor. « De quoi ont-ils peur? »

Wilker-Frey se dit préoccupée par des nouvelles selon lesquelles la SCO se targue d’étendre ses services pendant la grève grâce à l’utilisation d’employés de remplacement. « L’utilisation de remplaçants prolonge les grèves et diminue les possibilités de parvenir à une entente. De plus, elle détériore encore davantage les relations entre les parties, de sorte qu’il est beaucoup plus difficile de rétablir un climat de confiance », dit-elle. « Nous prions la SCO de prendre la bonne décision et de revenir à la table de négociation. Elle le doit à ses employés, et elle le doit à la communauté des personnes sourdes, devenues sourdes, sourdes oralistes et malentendantes qui ont besoin des services essentiels normalement fournis par les travailleuses et travailleurs en grève. »

Les grévistes sont sans contrat de travail depuis 2013. « Quatre ans sans augmentation de salaire, et l’employeur a déposé un programme visant à détruire notre régime de congé de maladie, la veille de la date limite de notre grève », a dit Connor. « Je ne dis pas que ce sera facile de résoudre ce problème, mais ce sera impossible si l’une des parties refuse d’essayer d’y mettre du sien. »

La section locale 2073 du SCFP représente 227 conseillères et conseillers, des enseignantes et enseignants en alphabétisation, des audiologistes, des orthophonistes, des spécialistes en formation d’interprètes, des employé(e)s de soutien, des coordonnatrices et coordinateurs de programmes, des adjointes et adjoints aux programmes, des spécialistes des technologies de l’information et d’autres employé(e)s des 24 bureaux de la SCO de l’Ontario.

Voici la lettre qu’a envoyé le SCFP à la SCO le jeudi 16 mars :

Mme Dumanian, M. Andrade et Mme Keenan :

À l’approche de la fin de notre deuxième semaine de grève, nous tenons à vous rappeler que nous sommes toujours disponibles pour négocier avec vous. Nous tenons à souligner que cette grève se terminera par un règlement négocié. Nous sommes convaincus que toutes les parties en conviennent. Nous espérons que vous êtes aussi intéressés que nous à mettre fin à cette situation bientôt.

Nous sommes prêts à vous rencontrer la fin de semaine des 18 et 19 mars.

Nous sommes également disponibles :

  • Le lundi 20 mars
  • Le mardi 21 mars
  • Le mercredi 22 mars
  • Le jeudi 23 mars
  • Le vendredi 24 mars

Comme vous le savez, nous avons besoin d’un avis préalable afin d’obtenir des interprètes en ASL à la table, avec nous. Afin de parvenir à un règlement le plus rapidement possible et de rétablir le fonctionnement normal des services essentiels, nous espérons que vous prendrez le chemin du retour à la table de négociation avec nous, à l’une de ces dates.

Nous attendons votre réponse avec impatience.

Veuillez agréer nos salutations distinguées.

Barbara Wilker-Frey                                      Stacey Connor
Conseillère syndicale du SCFP                   Présidente de la section locale 2073 du SCFP

La Société canadienne de l’ouïe s’attaque aux congés de maladie qui ont été établis pour « éliminer les obstacles » et pour soutenir ses employés en grève sourds ou malentendants

L’élimination des obstacles pour les personnes sourdes, devenues sourdes, sourdes oralistes ou malentendantes est un pilier de la mission d’inclusivité de la Société canadienne de l’ouïe (SCO). Mais selon les employés en grève de l’organisme, lorsqu’il s’agit de son propre personnel, la SCO s’attaque aux dispositions des congés de maladie et aux prestations d’assurance-maladie initialement établies pour « éliminer les obstacles » et aider les employées à prédominance féminine issues de la communauté des personnes sourdes et malentendantes à accomplir leur travail stressant et exigeant.

« Notre travail est difficile sur les plans mental, émotionnel et physique. Les congés de maladie et le régime de santé qui ont été négociés depuis une quarantaine d’années nous soutiennent. Il est difficile de comprendre le changement qui est survenu récemment dans la philosophie de gestion de la SCO », a dit Stacey Connor, présidente de la section locale 2073 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

La SCO demande des réductions majeures des congés de maladie. Elle demande entre autres le remplacement du régime existant par des options qui anéantiraient le régime de congé de maladie et exigerait l’intervention d’un évaluateur externe pour déterminer qui est admissible à la couverture.

« Notre travail est fondé sur l’élimination des obstacles pour les personnes sourdes en Ontario afin de leur donner accès à un monde inclusif. Le fait que la SCOs’attaque aux dispositions des congés de maladie qui nous permettent (dans un lieu de travail constitué en majorité de femmes dont plusieurs sont sourdes ou malentendantes) de faire notre travail, est extrêmement difficile à accepter. Nous sommes des modèles dans notre communauté. Nous n’avions pas d’autre choix que de faire la grève », a dit Connor.

Les 227 grévistes comprennent des conseillers, des enseignants en alphabétisation, des audiologistes, des orthophonistes, des spécialistes en formation d’interprètes, des employés de soutien, des coordinateurs de programmes, des adjoints aux programmes, des spécialistes des technologies de l’information et d’autres employés des 24 bureaux de la SCO de l’Ontario. Ils sont en grève légale depuis le lundi 6 mars.

Sur les lignes de piquetage dans toute la province, les grévistes constatent un appui formidable de la part des personnes qui comptent sur les services de la SCO. Il y a également un appui important en ligne de la part de nombreux usagers des services de la SCO, qui expriment clairement leurs préoccupations concernant les changements dans l’organisme, qu’ils considéraient déjà comme négatifs bien avant le début de la grève.

« Les personnes qui utilisent nos services savent pourquoi nous sommes en grève. Elles s’expriment en ligne depuis un certain temps concernant les changements qu’elles désapprouvent à la SCO. Leur gentillesse et leur soutien sont précieux beaucoup pour nous. Mais comme nous, ils veulent la résolution du conflit de travail et un nouveau contrat », a dit Connor.

Par l’intermédiaire du médiateur nommé par la province, le SCFP a fait plusieurs tentatives auprès de la SCO, pour indiquer que nous sommes « plus que disposés à revenir à la table des négociations cette semaine », a déclaré Barbara Wilker-Frey, membre du personnel du SCFP national. « Même si la SCO a annoncé aux médias qu’elle voulait retourner aux négociations contractuelles, mardi soir elle n’avait toujours fourni aucune réponse pour proposer une date pour la reprise des négociations. Si la SCO se préoccupe réellement de la communauté, ce qui constitue la priorité de sa vision et de sa mission, elle doit revenir à la table pour négocier une entente afin de permettre à nos travailleurs de première ligne de retourner à leur travail qui est crucial pour les communautés de personnes sourdes ou malentendantes. »

L’équipe de l’employeur a manqué de respect envers le processus de négociation tout au long des pourparlers, selon Wilker-Frey, « en flânant, en nous faisant perdre notre temps et en arrivant régulièrement en retard, jusqu’à la fin de la période allouée aux interprètes nécessaires pour faciliter les pourparlers ». « La prolongation des journées de négociation n’est pas possible pour notre groupe en raison des exigences physiques et mentales requises lors des négociations collectives avec interprétation. Nous ne sommes pas comme les autres équipes de négociation, et nous devons respecter les heures de négociation établies. Ces principes ont pour but de garantir l’accessibilité et l’égalité pour notre équipe, et nous nous attendions à ce que l’employeur les respecte, mais visiblement, il ne l’a pas fait », a dit Wilker-Frey.

Le SCFP 2073 est en grève!

Depuis le lundi 6 mars, les travailleurs des bureaux ontariens de la Société canadienne de l’ouïe (SCO) sont en grève.

* Nous sommes sans contrat de travail depuis quatre ans.

* Nous n’avons pas eu d’augmentation de salaire depuis quatre alors que la paie des cadres continue d’augmenter.

* La SCO demande d’importantes coupures dans nos avantages sociaux.

* Beaucoup d’entre nous sont sourds, sourds oralistes, devenus sourds ou malentendants. Près de 90 p. 100 de nos membres sont des femmes. Les indemnités pour maladie sont d’une importance vitale pour nous.

* Nous tentons de conclure une entente qui convienne à tout le monde, mais après plus de 40 ans de paix dans les relations de travail, la SCO refuse de négocier une entente équitable.

Afin de manifester votre soutien pour les membres du SCFP 2073, veuillez cliquer ici pour faire parvenir un message à Julia Dumanian, PDG de la Société canadienne de l’ouïe.